Visibilitayyy (et prints!)

Bon, hier, je vous parlais de cette sombre histoire de Biba-ALM, mais juste après avoir publié mon billet, il se trouve qu’ALM a annoncé l’annulation de leur concours.
Donc, pas d’urgence pour faire mon petit dessin pas-correct, mais quand même, ça m’a donné envie de terminer un croquis fait la semaine dernière, rapidement mais pour illustrer l’ambiance actuelle chez les illustrateurs, graphistes et autres professions « plaisir » :

Toute référence à Cendrillon n'est absolument pas fortuite.

Toute référence à Cendrillon n’est absolument pas fortuite.

Ca pique les yeux, ces couleurs, hein? C’est fait exprès (si si).

Mais je vous promets, un jour j’écrirai mon article ras-le-cul pour vous donner un peu mon point de vue sur les diffuseurs qui s’insurgent qu’un illustrateur veuille être payé pour son travail (et pas en visibilitay putain), les gens qui considèrent qu’on n’a pas à se plaindre pour ça, ou encore ceux qui nous insultent parce qu’on ose demander un tarif correct pour une prestation.

 

Cela dit.

Je reviens de chez l’imprimeur, j’ai donc récupéré mes reproductions d’Umbrelleaf et des Stop à la violence « éducative ».
Et elles sont donc dispos, toujours sur Etsy (cliquez sur les images pour accéder aux fiches-produits) :
Capture d’écran 2015-05-12 à 15.18.51 Capture d’écran 2015-05-12 à 15.19.02 Capture d’écran 2015-05-12 à 15.19.13Ce sont des repros limitées (20 pour Umbrelleaf, 30 pour chaque « stop à la violence éducative »), il n’y aura pas d’autre tirage.
Chaque print est numéroté et signé à la main, ça fait un peu « je me la pète » mais ça garantit que je n’irai pas faire d’autres prints derrière.

Pour les détails techniques :
Umbrelleaf est imprimée sur papier 160g/m2, au format A4.
– Chaque « Stop à la violence éducative » est imprimée sur papier 160g/m2, au format A5.
Et le tout, chez un imprimeur labélisé Imprim’Vert , j’ai la chance d’avoir ça à côté de chez moi (en plus je fais bosser une entreprise de ma commune, c’est cool).

Et voilà pour aujourd’hui.
A bientôt!

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2 réflexions sur “Visibilitayyy (et prints!)

  1. Coucou
    je confirme les couleurs piquent les yeux, j’ai été rassuré de voir que c’était fais exprès. Et c’est quoi cette fameuse « visibilité » avec la quelle vous êtes sensé vous nourrir? C’est on met votre image sur notre site/mag du coup vous devrez déjà être bien content qu’il vous ait choisit et pas demandé de l’argent en plus?
    A+

    • Oui, en gros c’est ça.
      « on ne vous donnera pas d’argent pour exploiter votre travail (d’ailleurs, est-ce bien un travail, puisque c’est avant tout une passion?), par contre on vous offre de la visibilité parce que nous, on est connus contrairement à vous, donc on vous fait une petite place sur notre sac à dos ».
      Proposer ça à un artisan, un commerçant ou un service de télécom par exemple, est inconcevable. Mais proposer ça aux artistes (quels qu’ils soient, graphistes, musiciens, illustrateurs…), c’est normal pour la plupart des gens.
      Il faut dire que beaucoup de « jeunes » (débutants quoi, souvent naïfs et en quête désespérée de public, comme je l’ai été à mon commencement) s’en contentent, car ils imaginent qu’une fois publié chez Machin-à-150k abonnés sur Facebook ou dans tel magazine disponible partout dans les kiosques, leur côte va monter en flèche, et que ce sera « serrer une bonne fois les fesses pour s’ouvrir une célébrité immédiate ».

      Malheureusement, très peu réussissent ce coup-là, et trop nombreux sont ceux qui se font avoir par ces jolis discours prometteurs.

      Et du coup, cela encourage les diffuseurs à continuer de cette manière, parfois en demandant tout de même l’autorisation aux artistes de diffuser leur travail, d’autres sans même prendre cette peine, et se servent ainsi gratuitement dans la galère des artistes.

      Ce mouvement de « vas-y je te maintiens la tête dans l’eau » n’a pas de responsable unique, ce sont tous ses acteurs qui contribuent à cette galère (les auteurs débutants, ceux qui sont installés mais continuent à pratiquer des tarifs dérisoires et instaurer une sorte de « norme basse » tarifaire, les diffuseurs sans scrupules, le public qui ignore ou accepte ces pratiques).
      On est tous plus ou moins impliqués, chacun à notre niveau (moi la première, j’ai fait de lourdes erreurs en ce sens par le passé et je culpabilise beaucoup d’avoir contribué à cette dévalorisation de mon propre travail et de celui de mes collègues)…

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