INKtober 2o15 [Dreamless] : dernier récap’!

Ding dong, nous sommes le 31 Octobre, et cette petite histoire se termine aujourd’hui!

31 étapes, plus ou moins réussies, pour raconter un des nombreux cauchemars de Victor.
Si l’apparition de Tilly était prévue, elle ne devait pas être aussi présente, mais elle s’est imposée d’elle-même dans le déroulement de l’histoire, et m’aura permis de “conclure” ce conte sur une note plus légère.

(honnêtement, cette semaine, je me suis bien foirée sur les visages. Je vais ressortir l’excuse des vacances et de la Progéniture ultra-demandeuse d’attention, ça fait réchauffé, mais j’avais du mal à garder mes propres yeux bien en face de leurs orbites en travaillant la nuit après des journées complètes à gérer Monsieur-Trop-Plein-d’Energie … et surtout pas le temps de recommencer après avoir raté certains éléments)

 

J’aurai réussi à tenir les 31 jours sans un oubli/retard, rien que pour ça je suis contente.

#Day24 : Down to the ground.
#Day24 : Down to the ground.
#Day25 : Wake me, please.
#Day25 : Wake me, please.
#Day26 : Wish you were there.
#Day26 : Wish you were there.
#Day27 : The sorrowleaf.
#Day27 : The sorrowleaf.
#Day28 : I'll take care of you. I promise.
#Day28 : I’ll take care of you. I promise.
#Day28 : What's happening?
#Day28 : What’s happening?
#Day30 : World distorsion.
#Day30 : World distorsion.
#Day31 : Come, let's dream together. It will never be over.
#Day31 : Come, let’s dream together. It will never be over.

En fait, j’avais mal fait mon compte et il y aurait dû y avoir une 29,5.
Elle sera certainement incluse en bonus si jamais je reprends ce projet pour l’éditer en artbook (d’ailleurs, je n’ai aucun retour à ce sujet, ça ne vous intéresse vraiment pas ou personne n’a lu mon récap’ précédent?), avec des versions “réparées” des zones foirées, certains croquis qui ont servi de base aux illustrations, et des textes.

La dernière est un peu plus grande (15x15cm au lieu de 12,5×12,5 pour toutes les autres, c’est minime mais bon…) et a été faite aux mines 005, 01 (pour les ombrages) et 03 (pour les contours) au lieu de 01, 02, 03 (ombrages) et 04 voire 05 (contours) comme j’ai pu utiliser sur les autres.
Une plus détaillée, quoi, en guise de final (même si j’ai trop forcé sur les ombres sur le visage de Victor…).

 

Voilà, c’était le INKtober 2015, et l’occasion de faire quelque chose que je n’avais jamais encore réalisé auparavant, une série de 31 images liées les unes aux autres, et qui se suivent.
Une véritable histoire, quoi, qui aurait encore beaucoup à raconter, des détails, d’autres évènements… C’est aussi pour cela que j’aimerai bien avoir vos avis quant à la viabilité d’un projet de financement participatif pour la publication de cette histoire.

Merci à tous d’avoir suivi chaque jour les aventures de Victor, et à bientôt ;)

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Changer, encore.

A l’aube du dernier récapitulatif du INKtober 2o15, j’écris aujourd’hui pour vous faire une petite annonce.
En fait, une grosse, pour moi.

Dans quelques jours, je changerai de pseudo.

Parce que depuis quelques mois, je ne me sens plus “Lou Pine”.
Ca s’est ressenti au niveau de mes travaux, à part les prestations (et encore, là aussi je trouve qu’elles n’ont plus rien à voir avec ce que je faisais ne serait-ce que l’année dernière, ce qui est assez logique finalement), j’ai pris une direction qui se marque chaque jour un peu plus.
Mes thématiques sont de plus en plus personnelles, certains éléments reviennent encore et toujours, des choses qui sont “vraiment moi”, et plus “celle que je voulais qu’on voie”.
L’angoisse, l’incompréhension, l’absence, l’oppression, la gémellité aussi, l’insatisfaction, le manque, et bien d’autres choses sur lesquelles je n’arrive pas aujourd’hui à poser de mots, tout cela commence enfin à apparaître sur le papier.

Tout ça, c’est moi, celle que je cachais au fond, loin, dans mes tiroirs et mes boîtes scellées.
Avec mes mots, ceux à qui je n’ose donner vie mais qui tournent sans cesse dans ma tête, qui tentent parfois de sortir par le bout de mes doigts mais qui restent honteusement dans l’ombre, comme tant de sentiments et de pensées refoulées, aussitôt formulées, déjà enfouies sous un gros tas de honte, de peur du jugement.

Dessiner a toujours été pour moi le moyen de m’exprimer de manière détournée, sans doute pour éviter, inconsciemment, d’être critiquée sur mes véritables pensées.
Retrouver le goût du simple crayon à papier, de ce graphite que j’aime tant, sans comprendre pourquoi je préférais entre tous les outils le plus basique, a comme ouvert une porte en moi, celle qui laisserait, un tout petit peu, s’échapper ce trop-plein de pensées étranges et oppressantes qui m’étouffait peu à peu.
Ne plus chercher à plaire, mais essayer de survivre en laissant le crayon être mon conduit d’évacuation, et le papier l’éponge.
Arrêter de m’acharner à être “celle qui sera”, mais plutôt essayer de réparer celle qui est déjà, celle qui s’est cachée trop longtemps.

Changer, du tout au tout ou presque, laisser tomber les dernières plaques de l’armure que je m’étais créée il y a quelques années en essayant d’être Lou Pine, une autre identité qui, dès le départ, était tout aussi fausse que les autres, malgré la volonté d’être plus authentique.
Je me suis essayée à des choses qui n’étaient pas miennes, il m’aura fallu tout ce temps pour le réaliser.

Je ne regrette rien, ou presque, c’était un passage nécessaire pour ouvrir cette brèche dans cette carapace que je me suis construite pendant presque 30 ans.
L’évolution, la prise d’âge, les épreuves, appelons cela comme on le voudra.

Aujourd’hui, je ne suis plus Lou Pine.
Je ne sais pas encore exactement qui je suis, c’est tellement nouveau. Je suis une nouvelle-née dans ce corps marqué par les années, par ces chutes innombrables. Je suis pourtant là, un peu comme si mes dernières chutes avaient définitivement brisé mon armure, qui tombe peu à peu.

J’ai envisagé d’utiliser mon véritable nom, mais je crois que je ne suis pas encore prête à cela.
Je l’utilise enfin dans mon cadre privé, après avoir tenté pendant 20 ans de me faire appeler par un autre prénom que celui que mes parents m’ont donné (je pourrais faire la Une de la Ligue des Officiers d’Etat Civil, pour vous situer un peu), point trop n’en faut.
Un pas à la fois dans l’acceptation de moi-même, c’est assez difficile comme cela.
Une nuit, ce “nouveau” pseudo m’est apparu comme une évidence, celui qui ne pouvait que coller.
Celui qui, avant tout, me rappelle à cette dualité, ce besoin de l’autre, cette noirceur qui, finalement, fait partie de ce que je suis.
Des jours, des semaines à y repenser, à essayer d’autres choses, un peu comme lorsque je cherchais le prénom de celui qui a pour la première fois fissuré ma carapace, et, plus récemment, de celui qui aura fait tomber le premier minuscule fragment.
Ces noms qui tournent, comme une évidence, et qui s’imposent au-dessus de tous les autres, malgré tout ce que j’aurai pu tenter pour les évincer.

Je serai dorénavant Muneen, et n’essaierai plus de dessiner pour plaire.
Je dessinerai pour me reconstruire.
Le chemin sera long, mais je crois que je suis enfin dessus.

muneen01

(mon site, mes comptes sur les réseaux sociaux, DeviantArt etc seront modifiés progressivement, à partir de la semaine prochaine, je vous tiendrai informés ici, le blog restera toujours “à rayures”).

INKtober2o15 [Dreamless] : troisième récap’!

Voici l’heure du 3° récap’ des INKtober de la semaine, je tiens toujours le rythme même si j’ai l’impression de tourner en rond.

J’ai refait apparaître ma petite ombre, à la base elle ne devait pas être aussi présente mais à force de penser à cette histoire, j’ai eu envie de lui donner un rôle un peu plus important.
Je pioche vraiment dans mon expérience personnelle pour ce projet, même si je voulais faire quelque chose de totalement fictif, je m’y investis plus que prévu ;)

#Day18 : The wail.
#Day18 : The wail.
#Day19 : Quiet, at last.
#Day19 : Quiet, at last.
#Day20 : Not again (the bloodflies).
#Day20 : Not again (the bloodflies).
#Day21 : The two-headed crow.
#Day21 : The two-headed crow.
#Day22 : Why down again?
#Day22 : Why down again?
#Day23 : Is it over?
#Day23 : Is it over?

Je crois que pour l’instant, ma préférée est la 19 (Quiet, at last). La plus personnelle bien sûr, mais j’ai vraiment aimé jouer avec la transparence et la pose (même si je me suis un peu foirée sur le visage de Tilly -le mystère est levé sur son prénom, youpi).

Je n’ai pas pu m’empêcher de mettre mon corbeau à deux têtes, le logo de Mugeen Games. Ca me paraissait approprié, en plus d’avoir une nouvelle bête chelou (ça faisait longtemps que je n’en avais pas fait), de faire une petite allusion à notre team, celle qui avait créé le premier Dreamless.

Bon, sinon, j’avais envisagé de réunir les 31 illustrations en un recueil, qui serait réalisé via un financement participatif (Ulule, Kickstarter ou autre), et vu que ça a l’air de pas mal plaire, je me dis que c’est peut-être jouable.
Qu’en pensez-vous, seriez-vous motivés pour m’aider là-dessus?
Rien n’est décidé encore, j’attends d’avoir terminé pour vraiment y réfléchir, mais avoir des avis à ce propos m’aiderait beaucoup dans cette réflexion ;)

A bientôt, et merci encore de me suivre, même si vous êtes peu nombreux à venir sur le blog!

Step by step : The Demon Huntress.

Comme je vous disais dans mes billets précédents, j’ai participé à un concours.
Oui oui, vous avez bien lu.
Pas spécialement dans l’optique de gagner quelque chose (encore que, soyons honnêtes, je ne cracherai pas dessus), mais davantage pour “justifier” un nouveau fanart… de Warcraft (ça vous la coupe, hein?).

Bon, il se trouve qu’un jour, lors de ma visite quotidienne sur Wowhead (cherchez pas, même quand je ne joue pas j’aime bien vérifier les stats de tel objet, le skin d’un autre, le déroulement d’une suite de quêtes faite il y a longtemps… oui, je suis obsessionnelle. Passons.), j’ai appris qu’ils organisaient un concours de création graphique, en partenariat avec Wacom.
Rien que ça. La classe de l’espace.

Je vous résume le tumulte dans ma tête qui en a découlé :
– OPUTAIN je le fais!
– Ouais mais bon… t’as aucune chance, vu les artistes de malade qui composent la communauté Blizzard.
– Mais je sais bien que je ne gagnerai jamais les grands prix, juste “une des 15 attributions de la 3° place” (oui c’est ouf, il y aura une vingtaine de récompensés, avec  une sorte de paliers), ça, ça peut être jouable… quand on voit les merdes qui passent parfois sur les réseaux officiels (je fais la maline, mes merdes à moi n’ont jamais été relayées chez eux, hein).
– Non mais OUVRE LES YEUX, en plus c’est Wacom qui co-organise, donc ça va être essentiellement des participations NUMERIQUES. Et je te rappelle que tu es un sombre SCROTUM en numérique.
– Ouais… mais c’est bien précisé qu’on peut utiliser n’importe quel support du moment que ce n’est pas un cosplay ou de la photo (et de l’animation)… Donc éventuellement, je peux tenter en graphite.
– Tu ne participes JAMAIS aux concours. T’as trop peur du ridicule (et t’as raison).
– Mais là, c’est un jury de Wowhead. Les mecs, ils en voient circuler du fanart, s’il y en a qui sont aptes à me juger là-dessus, c’est bien eux. C’est pas du vote de copinage ni un appel à la popularité. C’est du vote via la communauté qui est directement touchée par ce que je vais faire. (passons le côté “y a qu’eux qui me comprennent, Warcraft c’est ma vie, etc”, je suis assez pathétique comme ça).

Et donc, voilà comment j’en suis venue à “officialiser” ma participation à ce concours.
En ne visant que le dernier palier de récompense, bien que parfois, j’ai une vague de naïveté qui me susurre que, peut-être, sur un malentendu, un nombre trop faible de participations ou autre incroyable enchevêtrement de circonstances improbables, je pourrai prétendre à une des 2° places. Mais bon, je reste lucide.
Je suis surtout contente d’avoir réussi à me motiver à la faire, à la terminer (malgré les soucis de papier, de temps, de motivation), et à l’envoyer (je vous jure, ça aussi, ça m’a demandé beaucoup d’efforts pour enfin cliquer sur ce bouton).
Et puis, elle est simple, mais je l’aime bien.

Alors question originalité, on repassera, puisque j’ai choisi de représenter une Demon Huntress, la nouvelle classe héroïque qui sera déployée dans la prochaine extension, et que, s’il n’était pas déjà assez évident que tout le monde allait faire ça, dans la description du concours sur Wowhead, c’est leur première suggestion.

Il faut savoir qu’à la base, je voulais faire Gul’Dan qui libère Illidan (ce que j’attends le plus au monde niveau lore, je VEUX voir comment ils vont tourner ça). Mais je ne sais pas dessiner les hommes, ni les orcs, et je ne maîtrise pas DU TOUT les ambiances dark. Donc c’était mort.
J’ai ensuite changé d’idée, jusqu’au moment de passer à la réalisation sur le papier définitif, c’était Azshara, dans sa version elfe, façon coquinoute-perverse-méchante-bienvenue-dans-Legion, avec en fond Suramar, et une invasion de démons via un portail, et le Puits d’Eternité en arrière-plan, c’était mortel de ouf. Mais je me suis rappelée au moment de mettre mon croquis sur la table lumineuse que Legion se déroulerait “à l’heure actuelle”. Donc avec une Azshara déjà transformée en naga, forcément. Allez savoir pourquoi, j’étais partie dans un trip “grottes du temps”, à la suite de WoD en fait. Vous ne comprenez rien, c’est cool, moi aussi j’aime bien faire partie de votre monde (non. l’IRL ça pue).
Alors ben… J’ai repris le croquis de ma Demon Huntress que vous avez pu voir dans un billet précédent, et tant pis pour l’originalité. J’essaierai de la faire passer dans le rendu, puisque le sujet ne s’y prêtera pas.

J’espère que ça vous soûle bien de lire et que vous scrollez directement pour voir les photos.
Le nouveau paragraphe a dû attirer votre attention, donc coucou, je vous rassure : ça vient.

Alors.

Première étape donc, de la réalisation finale (je vous passe les croquis, vous allez les apercevoir de toute façon), le premier tracé sur la feuille définitive.

Alors oui, les photos sont pourries, j'ai essentiellement travaillé de nuit.
Alors oui, les photos sont pourries, j’ai essentiellement travaillé de nuit.

Un léger gommage pour pouvoir changer au besoin les contours par la suite, puis application de la gomme liquide (j’ai choisi de commencer par le fond du “cercle” intérieur) :

Les ombres de la muerte du seau à pinceaux, le flou du "j'en ai marre" de 3h du matin, et la superbe teinte bleue de la gomme liquide. Jvous l'ai dit : j'envoie du rêve.
Les ombres de la muerte du seau à pinceaux, le flou du “j’en ai marre” de 3h du matin, et la superbe teinte bleue de la gomme liquide.
Jvous l’ai dit : j’envoie du rêve.

Fond posé (poudre de graphite appliquée au pinceau “boule” à poils courts), fixé, gomme retirée, je suis prête pour attaquer le personnage :

Lumière du matin, youpi.
Lumière du matin, youpi.

Peau et bandeau, fixation avant d’aller plus loin (également pour profiter d’une base non-effaçable pour accentuer ensuite certaines zones d’ombre) :

Il faisait toujours jour, mais il pleuvait. Ma vie est trop cool.
Il faisait toujours jour, mais il pleuvait. Ma vie est trop cool.

Retouches de peau, cornes et tatouages :

Et avec mes morceaux de feuilles pour ne pas tout saloper avec l'appui de ma main.
Et avec mes morceaux de feuilles pour ne pas tout saloper avec l’appui de ma main.

Fringues et warglaive, ça ressemble enfin à quelque chose :

La pochette rose en-dessous commence à me sortir par les yeux.
La pochette rose en-dessous commence à me sortir par les yeux.

Bon, là j’ai oublié de faire des photos du cercle extérieur, et je vous ai épargné les 2h d’application de la gomme liquide sur le fond. C’était vraiment pas funky, d’autant que j’ai dû le faire en 4 fois pour ne pas risquer de tout bousiller par manque de séchage.
Mais petite photo de mon bras velu en train d’appliquer la poudre de graphite pour le fond :

Avec carrément une découpe d’une des copies du croquis pour protéger la zone du personnage pendant l’application de la poudre.

Ca y est, le fond est appliqué. La gomme liquide s’est bien imprégnée de la poudre, à ce stade-là je fear complètement de tout abîmer en la retirant. Triple fixation, juste par précaution.

J'aurai dû m'aider du scotch de masquage aussi, je le saurai la prochaine fois pour les bords.
J’aurai dû m’aider du scotch de masquage aussi, je le saurai la prochaine fois pour les bords.

Après une très longue étape de gommage à la “crêpe” pour retirer la protection, puis de gommage à la “mie de pain” pour retirer les traces provoquées par la protection recouverte de poudre (le fixateur fixe sur le papier, pas sur la gomme liquide, qui reste un peu plastique). J’aime bien les gommes qui ont des noms de bouffe, ça embrouille mon fils quand il me demande comment ça s’appelle.

Les cheveux ont enfin un peu de texture, aussi.

C’est enfin le moment d’appliquer les contours!

Youpi. Y a plein de défauts.
Youpi. Y a plein de défauts.

Après ça, a suivi l’étape incroyablement relou du nettoyage de scan, parce que bien entendu, pour éviter d’étaler les ombrages avant chaque fixation, je n’ai pas retiré les poussières, qui se sont retrouvées incrustées entre les couches de fixateur.
Une fois l’illustration bien sèche, j’ai pu frotter légèrement avec un chiffon pour les retirer de l’original, mais je n’avais pas le temps de le faire avant de scanner (j’ai fini 2 jours avant la fin de la deadline, et j’anticipais de nombreuses prises de tête sur les retouches, donc je me suis dit que j’allais plutôt passer 3h à retoucher chaque poussière numériquement, au lieu de prendre le risque de ne pas finir à temps -et de toute façon, de devoir retoucher les poussières du scan).

J’ai décidé de conserver la texture et les éventuels défauts de contours, tout ce qui était d’origine en fait, sur la version scannée.
C’est un parti pris, celui du full traditionnel. Ca peut se retourner contre moi, c’est évident, mais déjà je n’avais pas le temps de tout retoucher (j’aurai pu le faire, réellement, la retouche c’est mon hobby et mon ancien job), et étant donné que c’est une création traditionnelle, j’ai voulu conserver cet aspect, avec les défauts de fabrication qui peuvent découler de cette technique.

Voilà, c’était mon premier step-by-step ou presque, j’espère que ça vous aura plu.
A la base, je voulais simplement conserver les photos des étapes, mais je me suis dit que ça pourrait vous intéresser de voir un peu comment je bosse (et ça alimente le blog).
Si vous voulez que j’en mette un peu plus souvent, n’hésitez pas à me le dire ;)

(pour les détails techniques, j’ai utilisé un papier Daler-Rowney 22og/m2, format A4, des mines Faber-Castell et Conté, de la gomme liquide Schmincke, des pinceaux de diverses marques dont un pinceau à maquillage E.L.F. très pratique pour étaler la poudre de graphite, et du fixateur Conté)

INKtober2o15 [Dreamless] : second récap’ tardif.

J’ai pris un peu de retard sur l’upload de mes INKtober cette semaine, et pour cause, je finissais ma participation au concours organisé par Wacom et Wowhead (je vous en reparle très vite, promis, j’ai pris des photos en cours de réalisation ;) ).

Et puis comme j’ai commencé une petite série de 3 illustrations encore plus liées les unes aux autres que le reste, je ne voulais pas “couper” la suite en ne publiant que les deux premières, et… ouais bon j’ai du retard.
Anyway, voilà donc la suite, de 9 à 17!
(juste pour rappel, j’ai présenté ma guideline sur ce projet ici, et les premières mages sont ;) )

#Day9 : Who are you?
#Day9 : Who are you?
#Day1o : And where are you?
#Day1o : And where are you?
#Day11 : Forgive me.
#Day11 : Forgive me.
#Day12 : The skullfish.
#Day12 : The skullfish.
#Day13 : The rescue.
#Day13 : The rescue.
#Day14 : Let's count to three. One.
#Day14 : Let’s count to three. One.
#Day15 : Two.
#Day15 : Two.
#Day16 : Three (tendrils of darkness).
#Day16 : Three (tendrils of darkness).
#Day17 : The glowfly.
#Day17 : The glowfly.

Bon, on sent bien le week-end du 1o et 11 où j’ai eu des invités et où je n’ai donc pas vraiment pu dessiner, et un certain relâchement sur les 14 et 15, où je n’avais juste pas le temps de faire plus que ça, même en dormant 2h par nuit (j’ai été vraiment trop ambitieuse sur ma participation au concours, je m’y suis pris trop à l’arrache, j’ai eu trop de soucis de papiers -coucou Clairefontaine, je ne t’oublie toujours pas-, et même si j’ai suivi ma “liste” initiale, j’ai levé le pied sur les finitions).
Sans oublier les magnifiques yeux qui louchent sur le dernier, j’ai un peu les boules mais j’avais déjà fait le bocal, le t-shirt et la peau, je n’avais pas le courage de recommencer.

Surtout que youpi-youpi, c’est les vacances. Donc deux semaines avec Son Altesse de la Progéniture 24h/24.
Donc des dessins qui se font par tranches de 5mn sur un coin de table, sur toute la durée de la journée.
(achevez-moi, merci).

Mais bon, hein, voilà.

J’essaie de vous faire vite l’upload des photos de la progression de mon dernier projet perso, et dans tous les cas, à la semaine prochaine pour la suite du INKtober!

INKtober2o15 [Dreamless] : premier récap’!

Hop, un petit point très rapide, avec des scans tout pourris des 8 premières illustrations de cette édition 2o15 du INKtober!

Je vous rappelle que si vous voulez en savoir un peu plus sur ce projet, et surtout sur le thème que j’ai choisi cette année, j’en ai parlé dans mon billet précédent.

Je me consacre beaucoup à ce projet, mais comme je fais pas mal d’autres choses à côté (dont une participation à un concours, je vous montrerai en temps voulu ;) ), c’est tendu comme un truc de fou.
Mais bon, voilà, j’ai vraiment envie d’aller jusqu’au bout, et pour l’instant, je tiens le coup!

Day #1 : Victor.
Day #1 : Victor.
Day #2 : What a big head you're upon.
Day #2 : What a big head you’re upon.
Day #3 : What's this?
Day #3 : What’s this?
Day #4 : Don't.
Day #4 : Don’t.
Day #5 : Get off me.
Day #5 : Get off me.
Day #6 : Meet the Nightmare Swarmling.
Day #6 : Meet the Nightmare Swarmling.
Day #7 : Don't mess with the swarm.
Day #7 : Don’t mess with the swarm.
Day #8 : The skullerflies.
Day #8 : The skullerflies.

Je m’éclate, vraiment.
Ce n’est pas parfait, je vais sûrement les améliorer plus tard, mais j’apprends énormément, à chaque illustration.
Le tracé, l’harmonie des ombres, la construction des images (bon il y a encore du boulot, mais bon), les poses, les expressions…
Je suis contente d’avoir franchi le pas de m’attaquer à ce gros projet. Il aura fallu le coup de pouce du challenge, mais il m’apporte vraiment beaucoup.

Comme toujours, je serai ravie de lire vos avis à ce propos ;)

Dreamless : an INKredible tale.

Bonjour à tous!
Le mois d’Octobre vient de commencer, et avec lui, le challenge #INKtober , que je compte bien relever cette année encore.

Juste pour rappel, le INKtober consiste à réaliser un dessin à l’encre, chaque jour du mois d’Octobre (donc, puisque je suis super balaise en maths, 31 dessins au total).
J’ai adoré le faire l’an dernier, puisque cela m’a permis de découvrir le potentiel d’un simple stylo pour dessiner.
Entre temps, j’ai poursuivi mes expérimentations à l’encre, et suis tombée amoureuse du dotwork.

Cette année, j’ai voulu me trouver un thème général, plutôt que de partir à la recherche d’un sujet tous les matins.

Et j’ai donc le plaisir de vous annoncer que je suis complètement dingue, et que j’ai décidé de créer…
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Dreamless, c’est mon projet d’amour. A la base, c’est un jeu vidéo. On a commencé à le développer en 2o13 avec la team Mugeen Games, mais nos emplois du temps, à tous, nous ont forcé à mettre le projet en suspens.
De mon côté, il était hors de question de le laisser tomber, même si sa version publique est très légère, il y a derrière beaucoup de travail notamment sur l’univers de ce jeu.
Dreamless est une histoire, une vraie (pas une histoire vraie, encore que), et je vais vous en raconter une partie.

Chaque jour pendant ce mois d’Octobre, je vais donc dessiner un petit carré à l’encre, et au final, ces 31 illustrations raconteront un petit bout de l’histoire de Victor.
Et si tout se passe comme prévu, il y aura beaucoup d’allusions à d’autres de mes projets, passés ou futurs.

On commence avec une petite présentation de Victor, le “rêveur” :
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(Alors avant que ça ne parte en vrille : non, ce n’est pas une histoire d’abus d’enfant, de violence, de réfugiés ou autres. C’est une histoire de cauchemars. Et de psychose, un peu.)