Dreamless : an INKredible tale.

Bonjour à tous!
Le mois d’Octobre vient de commencer, et avec lui, le challenge #INKtober , que je compte bien relever cette année encore.

Juste pour rappel, le INKtober consiste à réaliser un dessin à l’encre, chaque jour du mois d’Octobre (donc, puisque je suis super balaise en maths, 31 dessins au total).
J’ai adoré le faire l’an dernier, puisque cela m’a permis de découvrir le potentiel d’un simple stylo pour dessiner.
Entre temps, j’ai poursuivi mes expérimentations à l’encre, et suis tombée amoureuse du dotwork.

Cette année, j’ai voulu me trouver un thème général, plutôt que de partir à la recherche d’un sujet tous les matins.

Et j’ai donc le plaisir de vous annoncer que je suis complètement dingue, et que j’ai décidé de créer…
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Dreamless, c’est mon projet d’amour. A la base, c’est un jeu vidéo. On a commencé à le développer en 2o13 avec la team Mugeen Games, mais nos emplois du temps, à tous, nous ont forcé à mettre le projet en suspens.
De mon côté, il était hors de question de le laisser tomber, même si sa version publique est très légère, il y a derrière beaucoup de travail notamment sur l’univers de ce jeu.
Dreamless est une histoire, une vraie (pas une histoire vraie, encore que), et je vais vous en raconter une partie.

Chaque jour pendant ce mois d’Octobre, je vais donc dessiner un petit carré à l’encre, et au final, ces 31 illustrations raconteront un petit bout de l’histoire de Victor.
Et si tout se passe comme prévu, il y aura beaucoup d’allusions à d’autres de mes projets, passés ou futurs.

On commence avec une petite présentation de Victor, le “rêveur” :
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(Alors avant que ça ne parte en vrille : non, ce n’est pas une histoire d’abus d’enfant, de violence, de réfugiés ou autres. C’est une histoire de cauchemars. Et de psychose, un peu.)

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Quelques WIP

Oh, hello.
Je suis à nouveau en pleine phase d’abandon de blog, ça craint, mais j’enchaîne les prestas (je ne vais pas m’en plaindre, même si bosser sur mes propres projets me manque), et je sors de 2 semaines de garde-malade/malade aussi/rattrapage de tout ce que j’ai en retard.
Donc voilà, je n’ai que très peu de temps “pour moi”, et je le consacre à mes projets persos, donc, alors voilà quelques petites photos d’illustrations qui n’attendent que d’être terminées :

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J'ai commencé la déco de la cuisine!
J’ai commencé la déco de la cuisine!

Oui, donc comme vous pouvez le constater, je compense le fait de ne plus jouer à WoW en dessinant du WoW.
On fait comme on peut pour survivre.

Et, en bonus, “Comment ruiner un dessin pas trop pourri en 15mn”.
Prenez un croquis, à la base juste un petit truc pour tester les mines de critérium fraîchement reçues (je me suis fait plaisir, grande folie, j’ai acheté du H, 4H, B et 2B, je suis une grande malade).
Trouvez que, finalement, c’est trop cool, et terminer le portrait, juste pour le fun et voir si on arrive à faire deux yeux à peu près cohérents, et des cheveux homogènes.
Trouvez que c’est vachement bien, prendre en photo avec une lumière pourrie de 22h30.

Ayez, sur le coup des 3 ou 4h du matin, envie de tester d’y ajouter de la couleur, pour faire genre “colorisation de photo ancienne”. Oubliez par là même que vous aviez déjà essayé ça quelques années auparavant, et que c’était pourri.
Constatez le désastre :D

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Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, happy week-end à vous!
(ici ce sera conserves de poires, encore, et pétage de revêtement de mur de salle de bains. GROS programme.)

Bienvenue dans le système!

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Voilà, fallait marquer le coup.
Progéniture est entré dans le système scolaire aujourd’hui, sous la pluie (tempête, même).

Et du coup j’en ai profité pour essayer vite fait un mix graphite/crayons de couleur, je pense que je vais retenter en m’appliquant davantage, j’aime bien le rendu.
Pour une fois, j’ai réussi à faire un speed-drawing, 15mn à tout casser, c’est un énorme progrès pour moi :p (et je n’ai même pas utilisé de gomme!)

Light of lights.

Mais oui, c’est bien moi, c’est bien une blog update.
Remettez-vous, ça va bien se passer.

Donc, pour le petit topo d’excuses, j’ai été en plein dans les prestations, et je ne montre pas de WIP sur les prestas, sauf grosse exception.
Ajoutez à ça une crèche fermée pour les vacances, un lardon-joli à occuper et un papa qui n’a pas pu prendre de congés, et voilà pourquoi je n’ai pas pu prendre le temps de mettre le blog à jour.

Sauf que pendant mes rares moments de temps “libre”, je ne me suis pas touchée dans un coin, j’ai rempli deux carnets de croquis (vraiment).

Et, comme ça faisait super, mais alors super longtemps que j’avais envie de la dessiner, et qu’en plus Blizzard m’a appâtée lors de sa conférence sur Legion (hiiii hiiii hiiii), voici un petit fanart de la Reine Azshara :

(oui, j'ai extrêmement bien foiré mon choix de papier, au moins je le saurai pour la prochaine fois)
(oui, j’ai extrêmement bien foiré mon choix de papier, au moins je le saurai pour la prochaine fois)

J’ai du mal à me motiver à faire des fanarts de Warcraft, il y a tellement d’artistes qui le font un million de fois mieux que moi, tout ce que je fais à côté me paraît fade, même si je m’y mets à fond.
Mais j’en ai envie, très très fort :D

Au moins, Azshara m’aura permis de tester la transparence, que j’ai beaucoup aimé faire. J’aurai dû, après réflexion, mettre un peu plus de tissu sur sa poitrine, j’aurai pu jouer davantage avec les plis et ça aurait comblé un peu ce vide (et la minuscule poitrine, je sais que comparé à ce que je fais d’habitude c’est gros, mais sur le croquis ils l’étaient davantage).
Idem pour sa tête un peu trop grosse…
La peau sombre, c’est une grande première pour moi, et je suis assez mitigée. Disons que de toute façon, le papier texturé ne m’a pas facilité la tâche. Quoi qu’il arrive, je suis plus à l’aise pour les peaux claires.

Et donc voilà.
Je suis sur plusieurs projets dont je vous reparlerai en temps voulu, notamment un… inattendu.
Restez pas trop loin, on ne sait jamais ;)

Just one ride.

Puisque le graphite m’est assez familier, donc, comme vous aurez pu le constater si vous avez lu mon billet précédent, j’ai eu envie de m’attaquer à une grosse pièce.
Par “grosse”, j’entends un A4 complet. Oui, c’est énorme pour moi, je bosse généralement en A5, pour des tas de raisons dont, entre autres, le fait que je ne fasse pas de décor (et qu’en A4, ça fait tout de suite plus vide), et que j’ai une peur monstre des contours “longs” (je ne sais toujours pas dessiner en un trait, je fais toujours de minuscules micro-traits qui se rejoignent pour former des lignes… une technique bien pratique pour la composition, mais pas pour les finitions).

Du coup, ça a été une des idées que j’ai en tête depuis des années, et que même si à la base, je n’avais pas exactement prévu ça (je voulais un cheval squelette… mais en fait, c’est pas beau, le squelette d’un cheval, et peindre un squelette sur une silhouette ‘pleine’, ça me tentait moyen, surtout qu’après une recherche rapide sur Google, j’ai vu que ça se faisait pas mal, alors bon…), je suis assez contente.
Parce que j’ai réussi à faire un truc assez complet visuellement (même si j’aurai adoré pouvoir mettre un fond de carousel, quoi, un minimum), sans tout dégueulasser avec ma main (ben ouais). Pour la petite histoire, j’ai changé 3 fois de gant en cours de réalisation, et un 4° n’aurait pas été superflu (j’ai fini sans poser la main du tout en fait… et je maîtrise pas du tout cette position).

Et je crois que ce personnage va souvent réapparaître dans mes prochaines illustrations.
Il me fait penser à une grown-up version de mon fils (qui a toujours eu un visage très proche de ceux que je dessine, ça nous a choqué à la naissance), et ça serait vachement classe (et pas du tout original, mais c’est pas grave) de prendre mon propre fils comme muse (qu’il serve à quelque chose, au moins).

Bon, le discours chiant est terminé, voici ‘Just one ride‘ :

(cliquez pour l'agrandir, en petit les ombrages se bouffent entre eux)
(cliquez pour l’agrandir, en petit les ombrages se bouffent entre eux)

Graphite sur papier 220g/m2, A4.
(pas d’encre! Les contours sont au graphite aussi, le seul moyen pour ne pas tout saccager si je foire mon trait :p )
Pour les plus curieux, la quasi totalité est faite au critérium 2B, les contours au critérium HB et les détails dans les cheveux du garçon au crayon 5H (j’ai pas trouvé de mines de cette dureté pour mes critériums, si vous avez des infos je suis preneuse!). Avec des estompeurs ‘buvard’ bien sûr (les estompeurs ‘papier’ c’est de la merde, ça étale au lieu de fondre les teintes), la gomme mie de pain, le crayon-gomme, et ma fidèle bombe de fixateur pour pas tout étaler par mégarde!

Voilà voilà, à bientôt!

Graphite, mon amour.

Depuis longtemps, je me bats contre mon incapacité à réaliser ce que je veux, ce que j’ai en tête, toutes ces choses que je désire plus que tout mais qui semblent être bien en sécurité derrière un mur invisible, hors de ma portée.
Je voudrais faire des décors. Je voudrais faire des compositions fournies, techniquement parfaites, ajouter des détails à n’en plus finir, captiver l’oeil de celui qui regardera mon travail pendant des heures.
Je vise haut, très haut, et ne parviens jamais à être satisfaite (et pour cause, quand on voit ce que j’ai accompli jusqu’à présent…). J’essaie d’apprendre, je me heurte à mes limites, j’essaie de les repousser, toujours. Ma progression ne se fait pas aussi vite que je le voudrais, je peste, j’abandonne. Puis je reprends, j’essaie d’autres choses, je ne trouve toujours pas ce dans quoi je veux évoluer,  là où je poserai enfin mes bagages et laisserai mon crayon voguer au gré de mon imagination.

Mais mon imagination, elle est brimée. J’essaie de défaire ses chaînes, mais sans succès. Elle reste, comme moi, prisonnière d’entraves invisibles que j’ai posé moi-même et qui me semblent pour l’instant indestructibles.
Parfois, je rêve qu’on me perce le crâne, un tout petit trou, avec un tout petit clou, et que tout cet univers qui m’accompagne et s’enrichit depuis toutes ces années en sort, libéré, dans un flot ininterrompu de squelettes dansants, de monstres difformes, de souffrance, de femmes séduisantes, de folie, de mises en scène oppressantes, de créatures improbables et dérangeantes, qui tourbillonnent autour de moi, m’étouffant, et disparaissant dès que j’essaie de les apercevoir plus distinctement.

La technique, elle aussi, me fait défaut.
Mon père m’a un jour dit : “Tu as toujours voulu tout, tout de suite. Quand tu découvres une technique, tu t’y essaies, tu réussis pas trop mal, mais avant d’arriver à la maîtriser, tu abandonnes et tu en essaies une autre.”
Il ne pouvait pas être plus juste dans son analyse, même si sur le moment, j’ai été vexée, blessée, honteuse d’entendre ça. Quelques années plus tard, je comprends qu’il a toujours eu raison à ce propos. Si je l’avais écouté, et que j’avais tenté ma chance pour entrer aux Beaux-Arts, j’aurai certainement eu un parcours différent, encadrée dans mes découvertes techniques, conseillée, rectifiée dans mes erreurs.
Mais non, j’étais fière (de quoi?), décidée à ne pas apprendre le dessin, à ne même surtout pas en faire mon métier, moi qui, à l’époque, ne faisais que cela de mes journées (remettons-nous dans le contexte, j’étais au lycée, et n’ai jamais rien foutu à l’école jusque 2 jours avant le bac).
Je ne réalisais pas à quel point, plus tard, j’allais me heurter à mes propres limites, et regretter alors d’avoir choisi de ne pas suivre les conseils de mon père, qui a toujours été mon meilleur soutien (mais ça, aussi, hors de question de l’admettre!).

Alors j’ai essayé, plein de choses.
Le graphite (crayon de papier), c’était bien quand j’avais 15 ans, et pour tout matériel un crayon HB piqué dans un hôtel et des feuilles d’imprimante subtilisées dans la réserve familiale. Allez, pour les croquis, aussi, à la limite.
La gouache, berk (réaction parfaitement puérile et bornée). J’étais bloquée sur les pastilles ou les sets de 5 tubes pour enfants, de très mauvaise qualité, et c’est ainsi que j’ai fait mes derniers essais, avec des teintes de peau dignes du plus rose des PQ, et de la matière qui s’étend très mal. Je n’aurai jamais imaginé qu’on puisse faire de belles choses avec (et je suis encore incrédule quand je vois le travail de certains artistes à la gouache).
L’acrylique, ça, je l’ai gardé longtemps. D’abord sur papier, puis sur textiles et enfin sur toiles, j’aime assez, ça sèche vite, se mélange bien, permet de beaux dégradés et des détails ultra-fins pour peu qu’on s’en donne la peine. Mais je ne sais pas pourquoi, un jour j’ai rangé mes tubes, pour ne plus les ressortir.
L’aquarelle, ça n’a jamais trop été mon truc. Je n’ai du coup pas assez essayé pour savoir si ça ne me plaisait vraiment pas.
Le fusain, trop salissant, j’en foutais partout, j’ai tout de suite été découragée. Idem pour les crayons-craies (ma belle collection d’ocres, de terre-de-sienne, de rouges briques…), aucun résultat immédiat, j’ai vite abandonné.
Le pastel gras, no way. Pour moi, c’était réservé aux premiers coloriages d’enfants, impossible de faire quelque chose de convenable avec (cf. paragraphe sur la gouache et mes avis puérils et bornés).
Le pastel sec, c’est sympa, mais ça demanderait trop de pratique pour que j’arrive à voir si je peux en faire quelque chose. Retour à la case départ, abandon.
L’encre, ça j’aime bien. J’ai vraiment découvert le potentiel de l’encre lors du challenge INKtober 2o14, d’abord avec le dessin “au trait”, puis le dotwork. Le dotwork, je l’aime d’amour, et j’ai cru pendant quelques mois que j’avais enfin trouvé le style que j’allais m’approprier définitivement. C’était sans compter sur mon éternelle insatisfaction.
Le crayon de couleur, ça aussi j’aime beaucoup. Je jongle encore pas mal entre ça et d’autres techniques, je n’en suis pas encore dégoûtée et espère ne jamais en arriver là.
La peinture à l’huile, ça j’adorerais m’y mettre, mais ça me semble impossible sans quelqu’un pour m’aiguiller sur les bases (peut-être, un jour, quand je serai dans une bonne phase d’estime personnelle, j’essaierai). J’ai 2 ou 3 toiles à l’huile commencées, abandonnées très vite.
Le numérique… non, j’ai essayé, vraiment. De tout mon coeur. Mais je ne maîtrise pas assez les bases du dessin pour me permettre d’errer dans la recherche de techniques numériques. Je me suis longtemps acharnée là-dessus, à essayer tout plein de choses différentes (le “clickbait” humoristique, la plus grosse blague que j’aie pu faire, jamais je n’aurai dû, mais aussi simplement des illustrations classiques), avant de réaliser que non, continuer ainsi n’était pas du tout possible. Qu’il fallait d’abord que je me perfectionne avant d’essayer plusieurs choses en même temps.

Alors il me restait quoi?
Et pourquoi je n’essaierai pas de maîtriser à nouveau mon simple crayon à papier? Après tout, j’ai pas mal de crayons de dureté différentes qui traînent dans mes tiroirs, et c’est quand même le seul truc que je pratique toujours depuis toutes ces années.
J’ai commencé à dessiner, comme tout le monde, avec un simple crayon à papier, et très vite, j’ai voulu tester les limites de ce simple crayon, et travailler les ombrages.

J’ai retrouvé quelques vieilleries (entre 2oo1 et 2oo4, avant que je n’attaque des études qui m’intéressaient, et me consacre entièrement à elles), des copies pures et simples d’oeuvres, de photos. Aucune créativité, simplement de la recherche technique et anatomique. Apprendre en copiant, c’est ce que j’ai toujours fait, que ce soit en dessin ou dans mes études. Je ne m’en vanterai pas spécialement, mais je crois qu’on est tous passés par là, et moi particulièrement.
D’abord je copiais, je gardais ça précieusement caché dans mes chemises cartonnées, puis, des années après, forte de l’apprentissage qui a découlé de toutes ces copies, j’ai commencé à essayer de créer, complètement.

Par exemple, voilà ce qui reste encore dans mon vieux carton à dessins si vieux et usé que les élastiques ne tiennent plus rien en place :

Ma première copie d'une illustration de Luis Royo, 2oo3.
Ma première copie d’une oeuvre de Luis Royo, 2oo3.
Copie d'une illustration de Luis Royo, encore, avec des éléments "créés" pour l'accorder à une chanson du groupe Dolly. 2oo4.
Copie d’une illustration de Luis Royo, encore, avec des éléments “créés” pour l’accorder à une chanson du groupe Dolly. 2oo4 (notez le changement de pseudo)
Ici, je commençais à ajouter des éléments personnels à des copies. Copie d'une illustration de Luis Royo, et vu le pseudo que j'utilisais à l'époque, ça date de 2oo2 ou 2oo3)
Ici, je commençais à ajouter des éléments personnels à mes copies.
Copie d’une illustration de Luis Royo, 2oo3)
Copie de photo, sur le best-of d'Indochine "Unita" (ouais ouais j'étais fan, j'avais 15 ans hein)
Copie de photo, sur le best-of d’Indochine “Unita” (ouais ouais j’étais fan, j’avais 15 ans hein). 2oo2 ou 2oo3.
Un vieux portrait qui se voulait réaliste, 2oo4.
Un vieux portrait qui se voulait réaliste, 2oo4.

Bon, ça reste des trucs assez moches, acceptables pour un  niveau amateur d’une ado-post-ado entre 15 et 18 ans, mais clairement pas de quoi aller plus loin.

Sauf que finalement, ça reste la technique sur laquelle je galérais le moins.
Et puis, en ce moment je suis dans une phase où je me dis que je n’arriverai jamais à atteindre mes objectifs artistiques, à faire de jolis décors, des compos fournies, des illustrations “finies”.
J’espérais bosser à fond de fond pendant que mon fils serait chez mes parents,  et sortir des vacances épuisée mais avec de grosses améliorations, et en bonus toute une pile de dessins à exposer fièrement, à vendre et promouvoir.
Epuisée, je le suis, ça c’est bon. Mais j’ai passé plus de temps à me morfondre, me demander ce qui ne tourne pas rond chez moi, à dessiner, puis déchirer les feuilles, à envoyer voler mes carnets, pleurer, beaucoup, regretter toutes ces mauvaises décisions, me maudire pour mon manque d’assiduité et mon incompétence, chercher à rejeter la faute sur les autres avant d’admettre à nouveau que j’étais la seule responsable de mes échecs.
Ouais, c’est pas super funky ces temps-ci, comme souvent, finalement. Mais je n’avais pas eu l’occasion de me centrer sur ma petite personne défaillante depuis un an (disons que quand mon fils est là, je ne m’autorise pas ce genre de pensées, sinon je passe 3 jours prostrée dans mon coin en grosse larve dépressive, et je considère que ce n’est pas spécialement sain que mon fils me voie comme ça).
Là, même si je n’aurai pas été productive, j’aurai au moins pris le temps de réfléchir, de penser à tout ça. Et de commencer à prendre des décisions quant à l’avenir, même si pour l’instant je n’ai rien fixé.
Et d’écrire un roman sur mes états d’âme, sur mon blog, juste parce que j’avais envie d’écrire, d’essayer de faire comprendre à ceux qui auront la motivation de tout lire pourquoi et comment j’en suis arrivée là.

Donc, je crois que je vais à présent réessayer le graphite, parce qu’après avoir fait un petit test rapide, j’ai réalisé que c’était quelque chose que j’aimais bien, pas trop chronophage, efficace visuellement, et sur quoi je pourrai, dans un premier temps, lâcher prise sur mon obsession des décors que je n’arrive pas à réaliser, pour les améliorer plus tard, petit à petit.

Voilà le test en question, ‘Molly’ (format A5, graphite et encre) :

(les plus attentifs auront remarqué que j'ai utilisé une de mes Queens of Souls comme base)
(les plus attentifs auront remarqué que j’ai utilisé une de mes Queens of Souls comme base)

Voilà, c’était mon roman du jour.
J’aimerai avoir plus de temps pour en écrire plus régulièrement, je crois que le fait de ne plus parler à personne ou presque me manque (un tout petit peu).
Mettre des mots sur mon ressenti par rapport à mon ‘art’ me fait du bien, même si ça ne dure pas.

 

Flowerton

J’ai enfin pris le temps de finir cette pièce commencée il y a plusieurs semaines, et je dois dire que je l’aime bien, même si je trouve l’espace entre les “pétales” un peu trop vide.

Le tattoodesign c’est assez sympa, j’y prends goût.

flowerton01-webCette fois, c’est du A4, fait à la mine 0.05, indispensable pour les petits crânes!
Et parce que scanner des détails aussi fins tout en conservant un bon équilibre noir/blanc est hors de mes compétences (ou de celles de mon scanner… non franchement ça doit jouer, vu le vieux truc que je me traîne), deux petites photos de détails avec la ptite épingle qui va bien :
flowerton_details01 flowerton_details02Voilà voilà.
Je pense proposer cette illustration en prints et en produits sur Society6, en espérant ne pas y passer des heures pour rien ;)

A bientôt!